mercredi 30 avril 2014

...

Parce que je switch constamment du québécois au français à l'anglais, mon autocorrection "intelligente" a fini par complètement lâcher l'affaire. Elle ne me propose plus que des versions accentuées du mot que j'écris. Exemple, si je tape les quatre premières lettres de "poubelle", elle me propose "poubü", "poubê", "poubõ" et "poubç". Rédiger ce statut n'a fait qu'empirer la situation.


mardi 29 avril 2014

Ce que je vois



Pas mal comme idée marketing: ils ont redécoré le RER C qui va à Versailles. Rassurant pour les touristes, souvent perdus dans le spaghetti du réseau ferré transilien. Et plus joli que le jaune-caca d'oie habituel. #cequejevois

Ce que je vois



Mardi matin, livraison des boucheries de Château Rouge. L'odeur forte des carcasses de moutons se mélange à celle des sacs de tripes. Une expérience multimédia. Si vous êtes riche et pressé, offrez-vous plutôt une toile de Francis Bacon. #cequejevois

lundi 28 avril 2014

...

Ce soir les épinards ont collé dans une poêle antiadhésive. Ce légume est vraiment détestable.


dimanche 27 avril 2014

...

"Tu t'es coiffé avec une biscotte?" Mon amour, j'adore tes expressions même quand tu ris de moi.


...

My two cents sur les dernières élections au Québec: elles auront permis de confirmer que dans l'ordre des valeurs du peuple québécois, les mafieux sont préférés aux xénophobes.


mercredi 23 avril 2014

Ce que je vois



Sur les quais ce matin. En marchant vers le boulot. #cequejevois

mardi 22 avril 2014

Ce que je vois



Dans la vitrine d'une boutique bobo-branchée, petit autel deuxième degré à la mémoire de Claude François. Par contre, les bougies électriques, c'est de mauvais goût... NOT!!!! #cequejevois

dimanche 20 avril 2014

Piétons

Parmi les faux-plis du tempérament latin, y'a le comportement routier. Et la France a trouvé un beau moyen de le repasser. Depuis qu'il a mis en place des radars-photos sur ses routes, l'État français se fait un fric fou.


Je me disais que bientôt, nous pourront aller plus loin. Avec les Google Glass et autres bidules du genre, il sera possible de filmer sa vie en continu.


Il suffira alors qu'un concepteur de logiciel offre une application mobile capable de reconnaître certaines infractions routières, et de les rapporter.


À un passage pour piétons, y'a tout ce qu'il faut pour effectuer facilement une reconnaissance d'image: de belles grandes bandes blanches. Ensuite suffit de confirmer que la priorité du piéton a été respectée, ou non.


Reconnaissance de la plaque du véhicule fautif (existe déjà), transmission des images de l'infraction (courant), connexion aux serveurs de l'autorité concernée (facile), impression d'une contravention (simple), expédition par courrier (banal). Nous avons tout ce qu'il faut...


"Oui, mais l'État n'a pas ce genre de moyens! C'est la crise!"


Pas vraiment. Suffit qu'un privé se lance et offre un service clé en main. Genre Google. Sur l'amende de 25 euros, Google s'en prendrait cinq.


"Ouais, mais j'ai pas envie de vivre dans un pays où on est constamment surveillé. C'est la Stasi ton truc!"


C'est vrai. Les gens n'aiment pas trop la dénonciation. C'est un problème.


Mais comme tout problème, on peut le contourner. En y opposant deux autres qualités du genre humain: la cupidité et l'appétit de vengeance.


Augmentons le pv à 30 euros, dont cinq irons dans le compte bancaire du piéton lésé. Ce chauffard vient de te griller ton passage clouté? Tiens, 30 euros pour sa gueule, cet enculé. Tout le monde a déjà rêvé d'être flic d'un jour pour balancer quelques procès verbaux. Moi, je rentabiliserais rapidement mes promenades dans Paris. Je songerais peut-être même à lâcher mon boulot pour ne faire que ça.


Et ces belles grandes bandes blanches, dont les conducteurs français ignorent la vocation, et qui coûtent un tas de fric à entretenir, serviraient enfin à quelque chose.





samedi 19 avril 2014

Papiers

Faut changer d'adresse.


Le site de la préfecture te dit de te rendre à l'antenne de police de ton quartier. Donc tu y vas. Mais le policier regarde ta carte de séjour pendant 30 secondes, disparaît deux minutes, et revient pour te dire: "C'est pas ici...

- c'est où?

- sais pas. Essayez sur le boulevard Ney."


Sur le boulevard Ney, y'a une sorte d'antenne de la préfecture pour les étudiants étrangers. Tu sens que ce sera pas là non plus. Mais tu fais la queue une heure dans l'espoir qu'on puisse te donner un renseignement.


Devant toi, les autres passent, et chacun raconte une histoire bordélique de visa perdu, de papier en retard, ou de demandes contradictoires. Chacun repart frustré. Le fonctionnaire en a visiblement marre de toutes ces histoires et de son incapacité à apporter des solutions, coincé qu'il est par ses directives et ses listes de papiers obligatoires. Alors il fait la gueule.


Vient ton tour. Pas compliqué: "C'est pas ici...

-Oui mais c'est où?

-Essayez dans le 15e.

-Où dans le 15e? Vous avez une adresse? Parce que c'est grand comme arrondissement...

-Métro Falguière.

-Vous avez une adresse? Un nom?"


Ça le fait chier. Il se lève lentement, cherche derrière lui dans une pile de vieux bottins, te file une adresse douteuse, et râle "personne suivante!" en regardant par dessus ton épaule. Tes deux minutes sont écoulées.


Dehors, tu cherches rapidement sur Google Maps. L'adresse en question est celle d'une boîte d'intérimaires, genre Select Consulting Business Power. T'as perdu ta demi-journée, tu rentres au boulot.


Mais au boulot tu cherches un peu sur le net, toujours sur le site de la préfecture, et tu trouves un lien bizarre mais prometteur. Y'a une adresse mail vers une Direction départementale régionale de secteur des étrangers et autres causes perdues Paris 17. La DDRSEACPP.


T'écris. Réponse rapide, par un humain. Tu expliques. On comprend. On te demande un scan de ton titre de séjour. On te demande ta nouvelle adresse. Espoir. On te dit que les papiers seront expédiés dans la journée et qu'il suffira de les remplir et de les renvoyer. Jubilation.


Deux jours plus tard tu reçois l'enveloppe. Elle pèse 1 kilo. C'est le formulaire pour une première demande de titre de séjour. Celle que l'avocat de ta boîte avait complété à ton arrivée en France. Et qui avait nécessité deux rendez-vous à la préfecture, une lettre de ton employeur, un cv, tes diplômes, 6 photos d'identité officielles, un acte de naissance, un confirmation de prise en charge par la sécu, une radiographie des poumons, et trois mois d'attente.


Tu te dis: "Bon, on va essayer une autre fois. Dans un mois ou deux."