L'urbanité que j'ai vue au Japon avait deux couleurs. Il y avait d'abord ce fantastique étalement de tours à la Blade Runner, qui va jusqu'à l'horizon. C'est le point de vue macro, le règne du gris bleuté, du béton et de l'acier.
La différence va jusque dans la morphologie de la ville. Le modèle urbain habituel propose généralement un centre dominant, comme un palais sur une colline, avec sa robe de quartiers périphériques. Mais à Tokyo ou Osaka, il n'y a plus de centre. On dirait plutôt un gigantesque troupeau d'immeubles. Comme si 1000 clans s'étaient réunis en un seul lieu, pour la saison des amours, un pèlerinage, ou une croisade. On distingue, ici et là à travers la nuée, les divers chefs de clan et leur cour. Mais avalés par la masse, ils peinent à imposer leur prestige.
Au soir, on a l'impression que quelqu'un a tartiné un arbre de Noël sur tout le champ visuel. Je sais, c'est un peu psychédélique comme comparaison, mais la vision est telle qu'elle sort des référentiels habituels.
La deuxième couleur urbaine, c'est au niveau de la rue. Le point de vue micro, celui de la fourmi humaine. On y est plongé dans un déferlement de couleurs. La foule, les néons publicitaires, les trains aériens qui défilent, le bruit, les odeurs de cuisson. C'est une expérience ultra sensorielle. Comme un cirque anarchique, qui loin de parler d'abrutissement, crie plutôt une liberté vitale, saturée d'humour et de parole.
Si jamais vous signez pour un boulot à Tokyo, et qu'on vous as promis un bureau avec vue, assurez-vous que ce n'est pas une vue sur l'arrière d'un panneau publicitaire.
Mais au fond peu importe, car votre paysage risque de ressembler à un tableau cubiste dont les perspectives ont été déconstruites.
lundi 26 décembre 2011
dimanche 25 décembre 2011
Japan sex
Pour un occidental, les chocs culturels sont nombreux au Japon. Mais dans ces trucs qui frappent le plus chez les Nippons, il y a leur rapport particulier à la sexualité. Disons que le leur vision des choses est pour le moins décomplexée.
Je suis certain que de nombreux anthropologues se sont penchés sur le sujet. Pour ma part, je n'ai pas assez de données pour me lancer dans les analyses savantes. Je me contenterai de vous rapporter quelques images.
Le choc commence avec ces poupées qu'on trouvera dans n'importe quel magasin d'électronique. Plutôt étonnant.
Souvent, ça va très loin...
Les sex-shops font souvent plusieurs étages. Ils offrent toute la panoplie que ce qu'on pourrait imaginer dans un lit (ou ailleurs).
Et la discrétion n'est pas au menu.
En fait, le sexe dans l'espace public ne semble pas trop gêner les Japonais. Dans les bazars, on trouvera les articles pour adultes au même étage que les cosmétiques et les pièces de rechange pour l'auto.
Plutôt étrange de se retrouver face à un mur de fesses en cherchant son shampoing préféré...
Au musée du manga de Kyoto, voici un exemple de publication destinée aux collégiens. On est dans un musée, donc il s'agit d'un ouvrage jugé "correct".
Pour le choc total, vous prendrez la peine de visiter une librairie manga. Pas trop loin des aventures de scouts, ou des photos-romans à l'eau de rose, attendez-vous à trouver des bandes dessinées dans lesquelles des pouples géants font des machins lubriques à des gamines non consentantes. Elles sont posées là, à la vue de tous. Pédophilie et bestialité en format poche... Pas besoin d'être Mormon pour ressentir un léger malaise.
Je suis certain que de nombreux anthropologues se sont penchés sur le sujet. Pour ma part, je n'ai pas assez de données pour me lancer dans les analyses savantes. Je me contenterai de vous rapporter quelques images.
Le choc commence avec ces poupées qu'on trouvera dans n'importe quel magasin d'électronique. Plutôt étonnant.
Souvent, ça va très loin...
Les sex-shops font souvent plusieurs étages. Ils offrent toute la panoplie que ce qu'on pourrait imaginer dans un lit (ou ailleurs).
Et la discrétion n'est pas au menu.
En fait, le sexe dans l'espace public ne semble pas trop gêner les Japonais. Dans les bazars, on trouvera les articles pour adultes au même étage que les cosmétiques et les pièces de rechange pour l'auto.
Plutôt étrange de se retrouver face à un mur de fesses en cherchant son shampoing préféré...
Au musée du manga de Kyoto, voici un exemple de publication destinée aux collégiens. On est dans un musée, donc il s'agit d'un ouvrage jugé "correct".
Pour le choc total, vous prendrez la peine de visiter une librairie manga. Pas trop loin des aventures de scouts, ou des photos-romans à l'eau de rose, attendez-vous à trouver des bandes dessinées dans lesquelles des pouples géants font des machins lubriques à des gamines non consentantes. Elles sont posées là, à la vue de tous. Pédophilie et bestialité en format poche... Pas besoin d'être Mormon pour ressentir un léger malaise.
Japan plastic
Un truc vraiment rigolo au Japon, ce sont ces menus en plastique qu'on dispose à la porte des restos pour attirer les clients. On y voit fruits de mer, soupes, nouilles, sushis, légumes, le tout d'un réalisme étonnant. Ils vous mettront vraiment en appétit. En plus, c'est plutôt pratique pour les visiteurs, dans ce pays où on parle peu anglais. Suffit de pointer ce dont on a envie.
Les menus en plastique ont aussi un autre avantage. Ils permettent d'éviter de se retrouver avec trois brochettes de coeurs de poulet, parce qu'on a cru que le mot "oïshi" signifie "champignon". Je vous le donne dans le mille, "oïshi" veut dire "délicieux", et si vous le prononcez en pointant n'importe quelle ligne d'un menu en japonais, le serveur vous fera systématiquement "oui" de la tête. Alors vivement les machins en plastique qu'on peut montrer du doigt.
J'ai eu l'occasion de visiter quelques boutiques où ils sont fabriqués. J'espérais en rapporter en guise de souvenir. C'est possible, mais prévoyez quand même une bonne somme. Le moindre sushi est vendu à 8 euros. Pour les plats plus élaborés, comme un bol de nouilles udon dans son bouillon, comptez au moins 70 euros. C'est le prix à payer pour une portion d'ultra-réalisme.
Les menus en plastique ont aussi un autre avantage. Ils permettent d'éviter de se retrouver avec trois brochettes de coeurs de poulet, parce qu'on a cru que le mot "oïshi" signifie "champignon". Je vous le donne dans le mille, "oïshi" veut dire "délicieux", et si vous le prononcez en pointant n'importe quelle ligne d'un menu en japonais, le serveur vous fera systématiquement "oui" de la tête. Alors vivement les machins en plastique qu'on peut montrer du doigt.
J'ai eu l'occasion de visiter quelques boutiques où ils sont fabriqués. J'espérais en rapporter en guise de souvenir. C'est possible, mais prévoyez quand même une bonne somme. Le moindre sushi est vendu à 8 euros. Pour les plats plus élaborés, comme un bol de nouilles udon dans son bouillon, comptez au moins 70 euros. C'est le prix à payer pour une portion d'ultra-réalisme.
Japan fish
Le marché aux poissons de Tsukiji figure à l'itinéraire de tout gourmand qui visite Tokyo. L'expérience est fascinante, mais il est important d'être averti. On est loin du petit marché provencal tout fleuri et prévu pour émouvoir les touristes. Avec 13 millions de bouches à nourrir quotidiennement, Tsukiji est tout sauf bucolique. On y crie, on y court, on y gesticule dans des allées minces, sombres, et réfrigérées.
Il faut se méfier des petits camions de transport. Ils roulent à vive allure et ne freinent pas. Les étourdis ne sont pas les bienvenus.
Pour ceux d'entre vous qui n'ont jamais pris la vraie mesure d'un thon, en voici une moitié, surgelée. Et son proprio à côté, pour vous donner l'échelle.
Et si vous connaissez l'habituelle réserve des Japonais, voici en contraste un exemple de l'humour pratiqué à Tsukiji. Ni pour les gamins, ni pour les mauviettes...
Si tout cela vous fait peur, optez plutôt pour le petit marché aux légumes qui borde Tsukiji. Un peu plus tranquille.
Il faut se méfier des petits camions de transport. Ils roulent à vive allure et ne freinent pas. Les étourdis ne sont pas les bienvenus.
Pour ceux d'entre vous qui n'ont jamais pris la vraie mesure d'un thon, en voici une moitié, surgelée. Et son proprio à côté, pour vous donner l'échelle.
Et si vous connaissez l'habituelle réserve des Japonais, voici en contraste un exemple de l'humour pratiqué à Tsukiji. Ni pour les gamins, ni pour les mauviettes...
Si tout cela vous fait peur, optez plutôt pour le petit marché aux légumes qui borde Tsukiji. Un peu plus tranquille.
Japan food court
En plus des restos, les gourmands qui visitent l'archipel devront absolument voir les marchés et foires alimentaires. Ces dernières, situées au sous-sol des grands magasins, offrent dans leurs comptoirs de bijoutier une multitude de festins.
Il y a évidemment les classiques bentos. Ces mignonnes boîtes à lunch sont préparées le matin. Toujours élégant et appétissant.
Le choix est infini. Légumes braisés, crudités coréennes, poissons grillés, sashimi, sushis, brochettes, oeufs de poisson...
Pour le dessert, il y a les sublimes pâtisserie.
Et si vous trouvez que la bouffe normale fait trop prolétaire, offrez-vous le panier-cadeau de fruits parfaits. Ils sont cultivés au Japon. Bichonnés, on devrait dire. Pour l'assortiment de petits fruits, comptez 105 euros. Et pour le kit melon + 2 papayes, on monte à 135 euros.
Finissez avec une promenade digestive dans un de nombreux marchés. Les commerçants seront heureux de vous faire découvrir les spécialité du pays, notamment la pléïade de légumes marinés, de petits trésors gustatifs.
Il y a évidemment les classiques bentos. Ces mignonnes boîtes à lunch sont préparées le matin. Toujours élégant et appétissant.
Le choix est infini. Légumes braisés, crudités coréennes, poissons grillés, sashimi, sushis, brochettes, oeufs de poisson...
Pour le dessert, il y a les sublimes pâtisserie.
Et si vous trouvez que la bouffe normale fait trop prolétaire, offrez-vous le panier-cadeau de fruits parfaits. Ils sont cultivés au Japon. Bichonnés, on devrait dire. Pour l'assortiment de petits fruits, comptez 105 euros. Et pour le kit melon + 2 papayes, on monte à 135 euros.
Finissez avec une promenade digestive dans un de nombreux marchés. Les commerçants seront heureux de vous faire découvrir les spécialité du pays, notamment la pléïade de légumes marinés, de petits trésors gustatifs.
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