Investissez dans un chien ; ça rapporte.
lundi 27 août 2012
...fastoche...
On proposa une dernière cigarette au condamné, ce à quoi il répondit : "Auriez-vous plutôt une Nicorette ? Ce serait quand même dommage d'échouer si près du but.
vendredi 24 août 2012
Grosses connes
Affirmation : les femmes sont de grosses connes.
Non seulement sont-elles connes, mais aussi narcissiques, obsédées sexuelles, et uniquement intéressées par les ragots. Elles cherchent la déculpabilisation facile. Et elles sont obèses.
Ben quoi, ça vous choque ? Je ne dis pas ça pour vous fâcher. C'est seulement le fruit de mes observations à titre de Martien.
Disons que suis un Martien qui débarque sur terre. J'entre dans le premier kiosque à journaux. Je regarde l'offre. Environ un tiers des magazines sont spécifiquement destinés la clientèle féminine. Ils font les meilleures ventes. En majorité, ils parlent de :
- beauté.
- baise.
- vie des stars.
- pop-psychologie édulcorée.
- régime.
Je prends cinq minutes pour feuilleter quelques numéros. J'y vois des articles décupabilisants. Peu contraignants. Écrits dans un style volontairement "hop la vie". Ndlr : des contacts dans le milieu m'ont confirmé l'obligation formelle de contenu complaisant.
En gros, ces magazines prennent leurs lectrices pour des connes. Moi, le Martien, j'en tire la conclusion que les femmes, en majorité, sont des créatures décérébrées. À tel point qu'on peut leur refiler le même contenu deux, voire trois fois. Un article intéressant de Rue89 nous parle du ELLE, qui semble s'auto-plagier d'année en année. Je glisse les photos. Édifiant.
J'ai la haine des magazines féminins pour une autre raison. Ils sont "l'amie qui vous veut du mal". Subtilement, par le biais de conseils, ils attaquent l'estime de soi. Julie, t'es trop grosse, alors je vais te donner des trucs pour maigrir. Marie, regarde toutes ces mannequins et constate à quel point tu es moche. Chantale, tes fringues de l'an dernier sont maintenant ringardes, voici ce qu'il faut porter cet été. Les filles, vous n'avez de valeur qu'au lit, alors faut apprendre à dresser une bite.
Ce qui me perturbe, ce n'est pas l'existence des magazines féminins dans leur style actuel. C'est plutôt leur nombre, et leur part dominante du marché. C'est ça qui m'inquiète.
Bon, y'a pas que les magazines féminins qui abrutissent. Selon Atlantico, écouter quelqu'un se plaindre détruit les neurones ! Comme quoi, vous devriez aussi éviter de lire ce blog.
Non seulement sont-elles connes, mais aussi narcissiques, obsédées sexuelles, et uniquement intéressées par les ragots. Elles cherchent la déculpabilisation facile. Et elles sont obèses.
Ben quoi, ça vous choque ? Je ne dis pas ça pour vous fâcher. C'est seulement le fruit de mes observations à titre de Martien.
Disons que suis un Martien qui débarque sur terre. J'entre dans le premier kiosque à journaux. Je regarde l'offre. Environ un tiers des magazines sont spécifiquement destinés la clientèle féminine. Ils font les meilleures ventes. En majorité, ils parlent de :
- beauté.
- baise.
- vie des stars.
- pop-psychologie édulcorée.
- régime.
Je prends cinq minutes pour feuilleter quelques numéros. J'y vois des articles décupabilisants. Peu contraignants. Écrits dans un style volontairement "hop la vie". Ndlr : des contacts dans le milieu m'ont confirmé l'obligation formelle de contenu complaisant.
En gros, ces magazines prennent leurs lectrices pour des connes. Moi, le Martien, j'en tire la conclusion que les femmes, en majorité, sont des créatures décérébrées. À tel point qu'on peut leur refiler le même contenu deux, voire trois fois. Un article intéressant de Rue89 nous parle du ELLE, qui semble s'auto-plagier d'année en année. Je glisse les photos. Édifiant.
A gauche, la couverture du ELLE du 29 juillet 2011 ; à droite, celle du 3 août 2012. Source : Rue89.
A gauche, la couverture du ELLE (version Bretagne Sud) du 6 août 2010 ; à droite, celle du 29 juillet 2011. Source : Rue89.
J'ai la haine des magazines féminins pour une autre raison. Ils sont "l'amie qui vous veut du mal". Subtilement, par le biais de conseils, ils attaquent l'estime de soi. Julie, t'es trop grosse, alors je vais te donner des trucs pour maigrir. Marie, regarde toutes ces mannequins et constate à quel point tu es moche. Chantale, tes fringues de l'an dernier sont maintenant ringardes, voici ce qu'il faut porter cet été. Les filles, vous n'avez de valeur qu'au lit, alors faut apprendre à dresser une bite.
Ce qui me perturbe, ce n'est pas l'existence des magazines féminins dans leur style actuel. C'est plutôt leur nombre, et leur part dominante du marché. C'est ça qui m'inquiète.
Bon, y'a pas que les magazines féminins qui abrutissent. Selon Atlantico, écouter quelqu'un se plaindre détruit les neurones ! Comme quoi, vous devriez aussi éviter de lire ce blog.
jeudi 23 août 2012
Bakchich collégial
En France, démarrer un truc sans faire de réunion, c'est suicidaire. Si on souhaite qu'un projet avance rondement, il est primordial d'organiser un kick-off meeting avec 37 intervenants complètement superflus. Ceux-ci ne souhaitent absolument pas participer à la charge de travail. Ils veulent seulement être entendus. Émettre publiquement un opinion savante, généralement contradictoire à l'orientation du projet.
La plupart de ces invités sont loin du sujet, ne comprennent rien au projet, et n'ont rien à dire. Mais pour maintenir un certain standing, ils voudront montrer qu'ils ont "de la hauteur", avec des objections vaseuses et abstraites. Se sachant ignorants, donc taraudés par leur syndrôme de l'imposteur, ils joueront l'auto-protection par l'aggression, avec des commentaires truffés de sous-entendus gratuits visant à humilier.
Exemple : "Je crois qu'il faut solidifier votre approche de contingentement en ce qui concerne le besoin de performance, trop souvent oublié, surtout si on envisage une optique sérieuse et pérenne."
Et sa traduction : "Votre approche n'est pas solide, vous avez oublié les besoins de performance (que je viens d'inventer), vous n'êtes pas sérieux, vous n'avez pas de vision à long-terme."
Pour qu'on vous foute la paix, surtout ne défendez pas votre projet. Il est préférable de la jouer humble, d'accepter la critique, et même de valoriser celui qui la formule. Avec des compliments : "ce que vous dites est important", "ce point mérite qu'on s'y arrête", "j'aime votre manière de voir les chose".
Rappelez-vous aussi que ces gens ne veulent absolument pas consacrer du vrai temps au projet. Alors s'ils font trop chier, menacez subtilement de les impliquer : "Aurions-nous besoin d'approfondir ce point ? Croyez-vous que nous devrions planifier des rencontres entre mon équipe et la vôtre ? Je sais que les délais sont serrés, mais vous pourriez peut-être préparer une formation ?" Ça devrait les faire taire.
Acceptez le fait qu'on vous roulera dans la farine pendant les deux heures d'une réunions qui devait n'en durer qu'une. Mais c'est pour le bien de votre projet. C'est une manière d'acheter la paix. Ces gens se valorisent par l'étalage public de leur opinion. C'est leur manière de s'attribuer une pertinence dans l'organisation.
Dites-vous que c'est une sorte de "petit cadeau". Dans les systèmes corrompus, on verse de l'argent. Dans les sociétés plus nobles, on flatte les égos. Escamotez ce détail, et vous souffrirez. Pendant toute la durée de votre projet, vous aurez sur le dos un troupeau de chieurs qui voudront venger leur orgueil blessé.
En complément, petit article, originalement publié dans Le Monde, qui nous indique que les réunions rendent con.
La plupart de ces invités sont loin du sujet, ne comprennent rien au projet, et n'ont rien à dire. Mais pour maintenir un certain standing, ils voudront montrer qu'ils ont "de la hauteur", avec des objections vaseuses et abstraites. Se sachant ignorants, donc taraudés par leur syndrôme de l'imposteur, ils joueront l'auto-protection par l'aggression, avec des commentaires truffés de sous-entendus gratuits visant à humilier.
Exemple : "Je crois qu'il faut solidifier votre approche de contingentement en ce qui concerne le besoin de performance, trop souvent oublié, surtout si on envisage une optique sérieuse et pérenne."
Et sa traduction : "Votre approche n'est pas solide, vous avez oublié les besoins de performance (que je viens d'inventer), vous n'êtes pas sérieux, vous n'avez pas de vision à long-terme."
Source photo : wikipedia.
Pour qu'on vous foute la paix, surtout ne défendez pas votre projet. Il est préférable de la jouer humble, d'accepter la critique, et même de valoriser celui qui la formule. Avec des compliments : "ce que vous dites est important", "ce point mérite qu'on s'y arrête", "j'aime votre manière de voir les chose".
Rappelez-vous aussi que ces gens ne veulent absolument pas consacrer du vrai temps au projet. Alors s'ils font trop chier, menacez subtilement de les impliquer : "Aurions-nous besoin d'approfondir ce point ? Croyez-vous que nous devrions planifier des rencontres entre mon équipe et la vôtre ? Je sais que les délais sont serrés, mais vous pourriez peut-être préparer une formation ?" Ça devrait les faire taire.
Acceptez le fait qu'on vous roulera dans la farine pendant les deux heures d'une réunions qui devait n'en durer qu'une. Mais c'est pour le bien de votre projet. C'est une manière d'acheter la paix. Ces gens se valorisent par l'étalage public de leur opinion. C'est leur manière de s'attribuer une pertinence dans l'organisation.
Dites-vous que c'est une sorte de "petit cadeau". Dans les systèmes corrompus, on verse de l'argent. Dans les sociétés plus nobles, on flatte les égos. Escamotez ce détail, et vous souffrirez. Pendant toute la durée de votre projet, vous aurez sur le dos un troupeau de chieurs qui voudront venger leur orgueil blessé.
En complément, petit article, originalement publié dans Le Monde, qui nous indique que les réunions rendent con.
mercredi 21 mars 2012
Paris... contaminé !
Elle est jolie, ténébreuse, avec une gueule d'actrice. Elle fait un peu Piaf, un peu Simone Signoret, un peu Jeanne Moreau. Avec sa cloppe et son béret, elle est la Française libre, l'indépendante, la résistante. Mais attention, elle a une Syphilis !
Et celle-ci, la splendide petite catho, avec ses yeux d'ange et ses bonnes manières. Quelle joie de l'avoir à votre cou. Mais gare à vous, elle vous filera la gonorrhée !
J'ai repêché ces vieilles affiches sur MentalFloss. Elles étaient destinées au soldats américains en Europe, lors de la deuxième guerre mondiale. Faut croire qu'en publicité et en propagande, on préfère toujours se rabattre sur un bon vieux stéréotype.
Source image : MentalFloss.
Et celle-ci, la splendide petite catho, avec ses yeux d'ange et ses bonnes manières. Quelle joie de l'avoir à votre cou. Mais gare à vous, elle vous filera la gonorrhée !
Source image : MentalFloss.
J'ai repêché ces vieilles affiches sur MentalFloss. Elles étaient destinées au soldats américains en Europe, lors de la deuxième guerre mondiale. Faut croire qu'en publicité et en propagande, on préfère toujours se rabattre sur un bon vieux stéréotype.
mardi 20 mars 2012
Alcools
Le titre de cet article dit tout : les mouches drosophiles qui sont privées de sexe tombent dans l'alcoolisme. Pas grand chose à ajouter... Les gens qui boivent le font parce qu'ils ne baisent pas.
Boire augmente vos chances de baiser. Plus vous buvez, plus les gens autour de vous sont beaux. En plus, on le savait déjà au temps de Shakespeare, l'alcool attise le désir.
Il aussi est prouvé que les gens en couple baisent plus que les célibataires. Donc les gens en couple n'ont pas besoin de boire. Ce qui explique pourquoi vos amis deviennent soudainement ennuyants lorsqu'ils trouvent la perle rare sur Meetic.
Évidemment, à trop être célibataire, on court le risque de devenir alcoolique... Mais, lueur d'espoir de ce côté aussi. Selon une autre étude, le LSD serait susceptible d'aider dans le traitement de cette maladie. Mais bon, ce remède est peut-être pire que le mal. Surtout qu'un de mes amis, amateur de cet hallucinogène, m'a raconté avoir déjà subi une violente attaque de priapisme suite à l'ingestion d'une dose. Retour à la case départ...
Source photo : wikipedia.
Boire augmente vos chances de baiser. Plus vous buvez, plus les gens autour de vous sont beaux. En plus, on le savait déjà au temps de Shakespeare, l'alcool attise le désir.
Il aussi est prouvé que les gens en couple baisent plus que les célibataires. Donc les gens en couple n'ont pas besoin de boire. Ce qui explique pourquoi vos amis deviennent soudainement ennuyants lorsqu'ils trouvent la perle rare sur Meetic.
Évidemment, à trop être célibataire, on court le risque de devenir alcoolique... Mais, lueur d'espoir de ce côté aussi. Selon une autre étude, le LSD serait susceptible d'aider dans le traitement de cette maladie. Mais bon, ce remède est peut-être pire que le mal. Surtout qu'un de mes amis, amateur de cet hallucinogène, m'a raconté avoir déjà subi une violente attaque de priapisme suite à l'ingestion d'une dose. Retour à la case départ...
jeudi 15 mars 2012
Les riches
Selon ce que rapporte l'Express, une étude aurait démontré que les riches sont moins sympas que les pauvres. Un certain nombre de tests de psychologie interrelationnelle menés sur des groupes pointeraient vers un lien entre le statut social élevé et la propension à mentir, tricher, profiter, et abuser du bien commun.
Bon, je prends toujours ces études avec un grain de sel. Mais celle-ci m'aide à mieux comprendre les Parisiens. S'ils sont si ignobles, c'est simplement qu'ils veulent booster leur statut social. Un costard bien coupé, des chaussures cirées, et surtout une attitude de merde sont primordiales à la survie, dans une ville où tout est fondé sur l'apparence. Darwinisme à la parisienne.
La justice
Heureusement, l'humoriste qui nous sert d'Être Supérieur a trouvé le moyen d'assurer un peu de justice en ce bas monde. Pour arriver à ses fins, il exploite notre vanité. Personne ne supporte l'idée de vieillir. Les pauvres finissent par l'accepter. Mais les riches, qui ont des moyens, se lancent comme Don Quichotte dans un combat futile contre l'âge. Avec des résultats qui souvent réjouissent mon cynisme revanchard. Constatez-le par vous même lors d'un petit week-end à Cannes, capitale mondiale du trio Rolls-Royce-Rhytidectomie.
Intox
Oui, il est vraiment juste notre Créateur. Plus on est riche, plus on peut se permettre de manger au resto. Or, il appert que plus on mange au resto, plus on est malade. Vu les contorsions faciales qu'entraîne une bonne intox, je présume que les riches souffrent plus que les pauvres.
Vous en rêvez
Bon, si tout ça ne vous a pas enlevé l'envie de devenir riche, vous pouvez toujours vous rendre à Prague afin de recevoir une formation essentielle. On y offre le "CorruptTour", une collection de circuits commentés dont la thématique est la corruption. Somptueuse villa d'un lobbyiste, téléphérique inutile, tunnel routier au coût vertigineux, tout y est pour vous inspirer votre prochaine affaire juteuse.
Et pour les pauvres
Évidemment, vous avez fait l'erreur de choisir curriculum universitaire de merde menant à un métier ennuyant, peu valorisé, et mal payé. Les plombiers se paient votre tête et celle de vos dettes. Mais tout n'est pas perdu ; vous pouvez encore vous distraire à établir des corrélations faciles basées sur les disparités économiques. C'est d'ailleurs ce qu'ont fait deux sociologues, un Canadien et un Américain, pour nous révéler que la dépression est influencée par le niveau d'études des parents.
Vous êtes paresseux, et vous n'avez pas envie de vous taper 10 ans de recherches. Alors je vous donne un raccourci : pensez à deux trucs qui distinguent les riches des pauvres, et corrélez. Des exemples :
Ça peut vous sembler futile comme exercice. Mais une personne avec un bon pif aura compris qu'on peut se faire un tas de fric en vendant une "étude" dont la conclusion ressemblerait à ceci :
Mais vous êtes pauvre. Ceci explique cela.
Bon, je prends toujours ces études avec un grain de sel. Mais celle-ci m'aide à mieux comprendre les Parisiens. S'ils sont si ignobles, c'est simplement qu'ils veulent booster leur statut social. Un costard bien coupé, des chaussures cirées, et surtout une attitude de merde sont primordiales à la survie, dans une ville où tout est fondé sur l'apparence. Darwinisme à la parisienne.
La justice
Heureusement, l'humoriste qui nous sert d'Être Supérieur a trouvé le moyen d'assurer un peu de justice en ce bas monde. Pour arriver à ses fins, il exploite notre vanité. Personne ne supporte l'idée de vieillir. Les pauvres finissent par l'accepter. Mais les riches, qui ont des moyens, se lancent comme Don Quichotte dans un combat futile contre l'âge. Avec des résultats qui souvent réjouissent mon cynisme revanchard. Constatez-le par vous même lors d'un petit week-end à Cannes, capitale mondiale du trio Rolls-Royce-Rhytidectomie.
Joan Rivers, 78 années de stretching, sur wikipedia.
Intox
Oui, il est vraiment juste notre Créateur. Plus on est riche, plus on peut se permettre de manger au resto. Or, il appert que plus on mange au resto, plus on est malade. Vu les contorsions faciales qu'entraîne une bonne intox, je présume que les riches souffrent plus que les pauvres.
Vous en rêvez
Bon, si tout ça ne vous a pas enlevé l'envie de devenir riche, vous pouvez toujours vous rendre à Prague afin de recevoir une formation essentielle. On y offre le "CorruptTour", une collection de circuits commentés dont la thématique est la corruption. Somptueuse villa d'un lobbyiste, téléphérique inutile, tunnel routier au coût vertigineux, tout y est pour vous inspirer votre prochaine affaire juteuse.
Et pour les pauvres
Évidemment, vous avez fait l'erreur de choisir curriculum universitaire de merde menant à un métier ennuyant, peu valorisé, et mal payé. Les plombiers se paient votre tête et celle de vos dettes. Mais tout n'est pas perdu ; vous pouvez encore vous distraire à établir des corrélations faciles basées sur les disparités économiques. C'est d'ailleurs ce qu'ont fait deux sociologues, un Canadien et un Américain, pour nous révéler que la dépression est influencée par le niveau d'études des parents.
Vous êtes paresseux, et vous n'avez pas envie de vous taper 10 ans de recherches. Alors je vous donne un raccourci : pensez à deux trucs qui distinguent les riches des pauvres, et corrélez. Des exemples :
- Partager un deux-pièces avec 10 personnes encourage l'achat de vêtements bon marché.
- Avoir comme seul repas un bol de riz blanc matin, midi, et soir limite l'avancement professionnel.
- Les propriétaires de piscines creusées subissent moins d'aggressions violentes que les locataires de taudis.
- Gagner 5 millions à la loterie triple les chances de subir une chirurgie au visage.
Ça peut vous sembler futile comme exercice. Mais une personne avec un bon pif aura compris qu'on peut se faire un tas de fric en vendant une "étude" dont la conclusion ressemblerait à ceci :
- Les gens qui portent des polos Lacoste ont accès à de meilleurs traitements médicaux.
Mais vous êtes pauvre. Ceci explique cela.
mercredi 14 mars 2012
Paris fait régime
"Dis-moi ce que tu manges", selon le dicton. Dans le cas des Français, on pourrait aussi y aller d'un "dis-moi ce que tu bois"... Si vous organisez vos voyages en fonction de votre gourmandise, je vous suggère très fortement la lecture de cet article. Il pointe vers une carte de France où sont listés, par région, les dix produits alimentaires les plus surconsommés par les Français.
Le tout est basé sur une étude de Nielsen. On y parle de "surconsommation par région" en référence à la moyenne nationale. Ainsi, on y dit que les habitants du Rhône consomment 42% plus de concentré de tomate que le reste des Français. Donc, si le Français moyen mange 100 millilitres de concentré, l'habitant du Rhône en avalera 142 millilitres. Autre exemple, dans la Saône-et-Loire, où on déguste 107% plus d'escargots et de grenouilles surgelés que dans le reste de la France. Ce qui revient à dire qu'on y mange deux fois plus de batraciens qu'ailleurs au pays.
Et pourquoi ça vous aiderait dans la planification d'un voyage ? Très simple, suffit d'interpréter un peu les données. Dans le Gers, on mange quatre fois plus de féculents que la moyenne. Donc apportez votre pince-nez. Pour des vacances alcoolisées, choisissez le Cantal, où il se boit 12 fois plus de gentiane. Et la région du Calvados fait honneur à son alcool homonyme, avec une consommation dépassant de 6 fois la moyenne nationale. Le coin de l'Alsace n'est pas en reste : dans le Bas-Rhin, on avale 13 fois plus d'amer brun qu'ailleurs. L'amer brun, c'est du Picon. Ça se dilue dans de la bière...
Si vous privilégiez l'attaque cardiaque à la cirrhose, plusieurs régions de France ont ce qu'il vous faut. Dans la Sarthe, vous pourrez manger 5,5 fois plus de rillettes. Pour ceux qui ont la dent sucrée, on avale 3,5 fois plus de pain d'épice dans la Côte-d'Or. Et si vous rêvez de malbouffe, je vous recommande le Pas-de-Calais, où on dévore 4 fois plus de viande en conserve et 3 fois plus de graisse pour friture. Pour sa part, le célibataire noctambule évitera la ceinture ouest de Paris (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne), où on remarque une forte surconsommation d'aliments infantiles (lire "banlieue pavillonnaire pour nouvelles familles").
La carte me conforte aussi dans une de mes croyances les plus tenaces : on mange mal à Paris. À ce propos, les gens refusent souvent de me croire. Quand je parle de restos dégueulasses et de réputation surfaite, les Parigots patriotes veulent me lapider. Or, que surconsomme-t-on dans la Métropole, selon l'étude ? Dans ce ordre :
Vous appelez ça de la gatronomie, vous ? Moi j'appelle ça "picoler aux cocktails le samedi soir, et faire régime le reste de la semaine". Paris n'est pas une ville de bonne chère. C'est une ville de mannequins cocaïnés. On y consacre la moitié de son budget à se loger, et l'autre moitié à acheter des t-shirts pseudo-usés chez The Kooples ou Zadig et Voltaire. À Paris, les gourmands subissent l'opprobre. À Paris, s'il reste un peu de fric, on se paie des pâtes. Sinon c'est café-cloppe.
Le tout est basé sur une étude de Nielsen. On y parle de "surconsommation par région" en référence à la moyenne nationale. Ainsi, on y dit que les habitants du Rhône consomment 42% plus de concentré de tomate que le reste des Français. Donc, si le Français moyen mange 100 millilitres de concentré, l'habitant du Rhône en avalera 142 millilitres. Autre exemple, dans la Saône-et-Loire, où on déguste 107% plus d'escargots et de grenouilles surgelés que dans le reste de la France. Ce qui revient à dire qu'on y mange deux fois plus de batraciens qu'ailleurs au pays.
Et pourquoi ça vous aiderait dans la planification d'un voyage ? Très simple, suffit d'interpréter un peu les données. Dans le Gers, on mange quatre fois plus de féculents que la moyenne. Donc apportez votre pince-nez. Pour des vacances alcoolisées, choisissez le Cantal, où il se boit 12 fois plus de gentiane. Et la région du Calvados fait honneur à son alcool homonyme, avec une consommation dépassant de 6 fois la moyenne nationale. Le coin de l'Alsace n'est pas en reste : dans le Bas-Rhin, on avale 13 fois plus d'amer brun qu'ailleurs. L'amer brun, c'est du Picon. Ça se dilue dans de la bière...
Si vous privilégiez l'attaque cardiaque à la cirrhose, plusieurs régions de France ont ce qu'il vous faut. Dans la Sarthe, vous pourrez manger 5,5 fois plus de rillettes. Pour ceux qui ont la dent sucrée, on avale 3,5 fois plus de pain d'épice dans la Côte-d'Or. Et si vous rêvez de malbouffe, je vous recommande le Pas-de-Calais, où on dévore 4 fois plus de viande en conserve et 3 fois plus de graisse pour friture. Pour sa part, le célibataire noctambule évitera la ceinture ouest de Paris (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne), où on remarque une forte surconsommation d'aliments infantiles (lire "banlieue pavillonnaire pour nouvelles familles").
Agapes parisiennes, sur wikipedia.
La carte me conforte aussi dans une de mes croyances les plus tenaces : on mange mal à Paris. À ce propos, les gens refusent souvent de me croire. Quand je parle de restos dégueulasses et de réputation surfaite, les Parigots patriotes veulent me lapider. Or, que surconsomme-t-on dans la Métropole, selon l'étude ? Dans ce ordre :
- Boissons aux fruits
- Soupes
- Lait frais
- Jus de légumes
- Salade et crudités préparées
- Tequila
- Produits diététiques
- Thé
- Pâtes fraîches
- Gin
Vous appelez ça de la gatronomie, vous ? Moi j'appelle ça "picoler aux cocktails le samedi soir, et faire régime le reste de la semaine". Paris n'est pas une ville de bonne chère. C'est une ville de mannequins cocaïnés. On y consacre la moitié de son budget à se loger, et l'autre moitié à acheter des t-shirts pseudo-usés chez The Kooples ou Zadig et Voltaire. À Paris, les gourmands subissent l'opprobre. À Paris, s'il reste un peu de fric, on se paie des pâtes. Sinon c'est café-cloppe.
mardi 13 mars 2012
Petits morveux
Selon une étude conduite à l'Université de Leeds, et rapportée par Atlantico, 87% des femmes émettraient des bruits de satisfaction pour "booster l'amour propre de leur partenaire" et 66% pour "accélérer" la conclusion de leur petite affaire.
Merci mesdames. C'est très attentionné de votre part. Mais c'est contre-productif. Parce que bon nombre d'hommes sont, eux aussi, attentionnés. Si ma copine se montre particulièrement enthousiaste un soir donné, le premier truc qui me passe par la tête est ceci : "Pour une fois qu'elle prend son pied, je vais me retenir afin qu'elle en ait pour son argent."
Alors peut-être faudrait-il privilégier un protocole moins théâtral, du genre : "Allez, zou ! Tu me fais ça en trois petits coups !" Ça donnerait à tout le monde le temps de finir son chapitre de Guerre et Paix, ou d'écrire des pitreries sur un blog.
En plus, faire l'amour, c'est risqué. Les résultats indésirables de cet acte sont manifestes, et ce jusqu'au sommet de l'État français, en la personne de Louis Sarkozy, fils du président actuel. Ces temps-ci, le charmant gamin s'amuse à lancer des tomates et des billes au visage des policiers assignés à la sécurité de papa. Bon, c'est vrai qu'on doit se préparer à tout avec les chenapans d'âge préscolaire. Mais Louis a quand même 15 ans. Il serait peut-être temps pour lui de lâcher les billes. Ou du moins, de commencer à jouer avec celles qui bientôt l'aideront à obtenir ses 13% de roucoulements véritables.
Notez que la gauche n'est pas moins bien servie en matière de fils-à-papa ingrat. Le candidat socialiste François Hollande est à demi-mots désavoué par son propre fils, Thomas Hollande. Selon Atlantico, ce dernier aurait déclaré au quotidien le Parisien que le chef du Parti Socialiste "n’a pas encore réussi à établir un pont avec les quartiers populaires, contrairement à 2007 avec Ségolène Royal". Il affirme aussi ne pas noter la "même ferveur qu'il y a 5 ans", quand c'était maman Ségo qui se présentait. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Thomas est le fruit d'un accouplement entre le ténor et la diva du PS. Bravo Thomas, tu as bien appris ton Oedipe. Mais aurais-tu oublié de réviser ton Médée ?
Merci mesdames. C'est très attentionné de votre part. Mais c'est contre-productif. Parce que bon nombre d'hommes sont, eux aussi, attentionnés. Si ma copine se montre particulièrement enthousiaste un soir donné, le premier truc qui me passe par la tête est ceci : "Pour une fois qu'elle prend son pied, je vais me retenir afin qu'elle en ait pour son argent."
Alors peut-être faudrait-il privilégier un protocole moins théâtral, du genre : "Allez, zou ! Tu me fais ça en trois petits coups !" Ça donnerait à tout le monde le temps de finir son chapitre de Guerre et Paix, ou d'écrire des pitreries sur un blog.
Source photo : wikipedia.
En plus, faire l'amour, c'est risqué. Les résultats indésirables de cet acte sont manifestes, et ce jusqu'au sommet de l'État français, en la personne de Louis Sarkozy, fils du président actuel. Ces temps-ci, le charmant gamin s'amuse à lancer des tomates et des billes au visage des policiers assignés à la sécurité de papa. Bon, c'est vrai qu'on doit se préparer à tout avec les chenapans d'âge préscolaire. Mais Louis a quand même 15 ans. Il serait peut-être temps pour lui de lâcher les billes. Ou du moins, de commencer à jouer avec celles qui bientôt l'aideront à obtenir ses 13% de roucoulements véritables.
Notez que la gauche n'est pas moins bien servie en matière de fils-à-papa ingrat. Le candidat socialiste François Hollande est à demi-mots désavoué par son propre fils, Thomas Hollande. Selon Atlantico, ce dernier aurait déclaré au quotidien le Parisien que le chef du Parti Socialiste "n’a pas encore réussi à établir un pont avec les quartiers populaires, contrairement à 2007 avec Ségolène Royal". Il affirme aussi ne pas noter la "même ferveur qu'il y a 5 ans", quand c'était maman Ségo qui se présentait. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Thomas est le fruit d'un accouplement entre le ténor et la diva du PS. Bravo Thomas, tu as bien appris ton Oedipe. Mais aurais-tu oublié de réviser ton Médée ?
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