samedi 24 décembre 2011

Nourris à la pub

Quand je me déconnecte de certaines de mes boîtes mail en ligne, je suis redirigé vers un agrégateur "d'information". C'est la version canadienne des divers sites d'une grande société originaire de Redmond, dans l'État de Washington.

La page est toujours couverte de bonbons médiatiques très tentants. Quelques exemples (et ma traduction) :

Guess who? Hot stars before they were famous.
(Devine qui c'est : les stars du moment avant qu'elle ne soient connues.)

U.S. teens smoking more pot than cigarettes.
(Les ados Américains fument plus de marijuana que de cigarettes.)

Gallery: Macleans lists cities with most murders, robbery, assaults...
(Galerie d'images : La liste Macleans des villes les plus criminalisées...)

The world's dumbest car thieves
(Les voleurs d'auto les plus stupides.)

Sex and other crazy public transit feats.(video)
(Sexe et autres exploits dans les transports publiques. (Une vidéo))


Et ça continue avec les "pires noms de bébés, les "erreurs de conduite les plus tragiques", les "nombreux hommes de Britney", etc.

Source photo : wikipedia.


Je me fais un devoir, une mission, de ne jamais cliquer sur ces liens. Premièrement, parce que c'est comme du bonbon pour le cerveau. Des liens qui me détournent du temps que je pourrais consacrer à l'amélioration de mon sens critique. Ces calories vides favorisent l'obésité de l'idiotie.

Deuxièmement, parce que cliquer sur ces liens encourage l'industrie de la stupidité médiatique. Car derrière tout ça, il y effectivement une industrie. J'ai l'occasion de côtoyer des journalistes de formation, des gens cultivés et intelligents, qui travaillent pour ce type d'agrégateur. Ils parlent ouvertement de leur réalité. Ils aimeraient bien mettre des trucs pertinents. Des billets sur l'importance géo-stratégique de la Corée du Nord. Des papiers expliquant que le prix du cuivre flambe sur le marché à cause d'une pression exercée par tel État. Mais ce n'est pas possible, ou si peu.

La raison est qu'ils sont soumis à des objectifs mensuels de pages vues et de clics. Et ces objectifs sont élevés. Le patron se fout bien de ce que vous lisez. Ce qu'il veut, c'est des millions de clics qui vous feront voir des millions de publicités. Si les statistiques de la section cinéma diminuent un certain mois, le journaliste est averti. Un deuxième mois, c'est le coup de semonce. Un troisième mois : il est viré. Ce journaliste, il est comme vous. Il a l'auto à payer, les cadeaux de Noël des gamins, l'ambition d'un voyage au Sénégal. Alors il a besoin de son boulot.

Distorsion intéressante de ce système, mes amis journalistes avouent mettre en début de mois un maximum de machins complètement salaces, afin d'atteindre rapidement leurs objectifs. Avec un peu de chance, ils réussissent à se libérer quelques jours en fin de mois, et peuvent publier quelque impopulaire mais pertinente analyse de l'instabilité politique au Maghreb.

Donc en gros, si vous souhaitez vous alimenter de contenu intelligent, attendez la fin du mois. Et cessez de cliquer sur les merdes médiatiques. Au bout d'un moment, si le contenu pertinent génère plus de clics que les photos des fesses de Sharon Stone, le patron s'adaptera. Car je le répète, il se fout bien de ce que vous voulez ; il vous le donnera sur demande.

En plus, vous rendrez des journalistes plus heureux.

C'est mon voeux de Noël. Je sais, y croire encore à mon âge, c'est un peu naïf. Voire pathétique.

Joyeux Noël et bonne année 2012 à vous tous. Que le monde soit un peu moins con. Le reste devrait s'aligner.

lundi 19 décembre 2011

L'avenir n'est pas beau

Un leader charismatique reçoit le pouvoir de bon gré ; on pense à Obama. Mais les leaders laids doivent régner par la peur. À l'annonce de la mort de Kim Jong-Il, on peut se questionner sur l'avenir de la Corée du Nord.



Un manière de le faire est de lancer une recherche sur Kim Jong-Un dans Google Photo. Les résultats laissent à penser que le fils héritier n'a rien d'un playboy. (Voir l'extrait d'une capture d'écran ci-haut.) Et cet article de La Presse rapporte les propos de ses anciens camarades de classe. Le jeune homme a été décrit comme "timide", "peu à l'aise avec les filles", mais "féroce et compétent" sur un terrain de basket.

Timide. Peu à l'aise avec les filles. Féroce... Si je joue aux associations d'idées, les mots qui me viennent sont, dans l'ordre : "paranoïa", "frustration", "terreur". Ce n'est pas le genre de mots qu'on entend lorsqu'on parle de leadership souple et consensuel.

Mais bon, je suis nul en analyse politique, en psychologie, ou même en économie. Quand je prédis un truc, le contraire arrive. Alors c'est peut-être bon signe.

samedi 17 décembre 2011

J'suis snob

Vous préparez un voyage à Paris. Mais comme vous êtes affreusement snob, vous ne gâcherez pas votre périble à la Mecque du snobisme en allant faire la queue devant l'ascenseur de la Tour Eiffel. Il vous faut le truc de "Vrai Parisien". Alors n'hésitez pas à consulter cette petite compilation branchouille du Figaro. Mais dépêchez-vous, car dans deux mois tout sera ringard. Être snob, c'est du boulot.

Source photo : wikipedia.


Si vous voulez vous sentir, et sentir, comme un vrai Parigot, consultez ce lien pour un petit secret qui fera toute la différence. Oui, à première vue, ça peut rebuter un peu. Mais sachez qu'en France, porter ses vieilles chaussettes sales est un acte de résistance contre le racket de la lessive. Posez le geste citoyen.

Et vous vous croyez vraiment "trendy" avec votre coupe de Graves cuvée 2006 ? Attention, le Bordelais, c'est un peu fini. Maintenant on préfèrera la copie chinoise. C'est tellement plus "deuxième degré".

Faites aussi attention à votre attitude, particulièrement si vous êtes quarantenaire. Le look "idées noires" n'a plus vraiment la cote. Trop mainstream. L'humeur du moment, c'est l'enthousiasme exagéré qui soûle tout le monde.

Bon voyage !

vendredi 16 décembre 2011

Pensées (méchantes) de Noël

Ces derniers jours, j'essaie de trouver la recette de l'aphorisme parfait. Un peu comme quelqu'un qui cherche la recette secrète du Coca-Cola dans sa cuisine. Un soupçon de méchanceté, un peu d'ironie, une touche d'humour, beaucoup de mauvaise foi, une larme de vantardise...

Ce n'est pas tout à fait au point. Mais bon, je vous imagine, dans votre cuisine, à rédiger votre ennième carte de Noël. Peut-être en avez-vous marre des formules endormantes du genre "Que la paix envahisse vos coeurs comme une nuée de sauterelles joyeuses sur un village famélique", etc.

Alors je vous laisse quelques uns de mes essais. Peut être que ça vous servira...


Il est important, quand on veut prendre son temps, de savoir faire la différence entre le sien et celui des autres.


La France est comme un tableau d'Ingres : on l'apprécie mieux en s'éloignant.


Les gens qu'on trouve amusants me donnent souvent envie de m'ennuyer.


Si ma générosité est précieuse, c'est que je l'accorde avec parcimonie.


Qui sème le mépris récolte la gloire.


La gentillesse a le défaut d'être gratuite. Ce qui lui donne peu de valeur aux yeux de ceux qui la reçoivent.


Il y a un temps pour être raisonnable : pendant le sommeil paradoxal.


J'ai confiance d'un jour soigner mon pessimisme.


La politesse distingue les soumis.


Si les gens arrêtaient de se marier, je serais peut-être plus fidèle.


Il y a des gens que je laisserais se noyer même s'ils flottaient.


Le changement est le déguisement préféré des arnaqueurs.


Si le chien était le meilleur ami de l'homme, il ramasserait ses crottes lui-même.


Les vrais paresseux travaillent ; c'est plus simple.


Pour comprendre le sens profond de l'expression "boucler la boucle", rien de mieux qu'une andouillette.


J'aime les amants infidèles : ils sont faciles à trouver et on les quitte sans culpabilité.


Les optimistes font d'excellents banquiers.


Les femmes sont comme ces choses qu'elles adorent : onéreuses et superflues.


Si vous répondez avant d'avoir écouté ma question, prière d'aussi m'indiquer à quelle question vous avez répondu, afin que je vous comprenne quand vous parlez tout seul.


Je vais rarement quelque part pour me faire des amis. Et je dois admettre, à ma grande satisfaction, que ça fonctionne plutôt bien.


Source photo : wikipedia.


mardi 13 décembre 2011

L'horizon, c'est derrière

C'est encore une fois avec plaisir et fierté que je piétine un grand fantasme français : "le Canada, terre de nature sauvage et d'espaces vierge". Tous les grands journaux vous l'auront annoncé, le Canada lâche le protocole de Kyoto.


Source photo : wikipedia.


Pour ceux qui ne le savaient pas, le Canada est maintenant une filiale du Texas. Et il est gouverné par un libéral (définition économique) revanchard, à la solde des pétrolières, et pas trop ému par les considérations culturelles ou environnementales. En fait, le chef de l'État redéfinit la notion de "conservateur", parce qu'au lieu de "conserver", c'est-à-dire "faire du surplace", il va jusqu'à reculer.

Pour mesurer le niveau d'efficacité de l'actuel gouvernement en matière de conduite à reculons, il suffit de constater ceci : même la Chine se permet de nous faire la morale. Wow... pour unir la Chine et Greepeace derrière une même revendication, faut vraiment être champion en matière de position détestable.

Bon, opportuniste que je suis, je vais rejoindre la tendance en proposant ces quelques projets :
  • Saisir une occasion d'affaire en soulageant le Japon de certaines matières.
  • Rétablir la peine de mort.
  • Offrir asile et immunité à tout dictateur déchu.
  • Autoriser le blanchiment d'argent sur le territoire de la Nouvelle-Écosse.
  • Taxer la pauvreté.
  • Privatiser la santé.
  • Interdire les théatres (ça avait bien marché, sous Cromwell).
  • Rétablissement du tribunal de l'Inquisition, mais sous une forme protestante.
  • Élimination des catholiques romains.
  • Promotion du féodalisme.
  • Diminution de l'espérance de vie, ce qui allégera la pression sur les caisses de retraite.
  • Recours à la justice de la rue (lapidation autorisée).
  • Retour de la monarchie absolue.
  • Ajout de vert sur le drapeau (en partie pour faire référence à l'Iran, mais surtout pour continuer à faire croire aux Français que le Canada est un pays propre).

Y'a pas que Poutine qui me fasse peur...


Source photo : wikipedia.


Flics, bandits, gamins

Récemment, je voyais passer un fait-divers impliquant un certain "Tony l'Anguille". Habituellement, ce genre de nouvelle ne me fait pas trop tiquer. Mais ça faisait quelques jours que les journaux français me rabattaient les oreilles avec un certain "Dodo la Saumure", personnage plus ou moins cité en lien avec les frasques de DSK.

"Tony l'Anguille"... "Dodo la Saumure"... Vous ne trouvez pas que ça fait un peu "gamin", cette manie des surnoms ? Trouvez pas que ça fait un peu "Dumbo l'Éléphant", "Maya l'Abeille", "Astro le Robot" ?


Source photo : wikipedia.


Bon, y'a quand même une petite différence. C'est vrai que je n'ai pas colligé beaucoup d'exemples. Mais on semble préférer, dans le monde criminel, les références à des trucs poisseux, ou dégoûtants. Alors question d'aider quelque mafia en manque d'inspiration, j'offre gratuitement ces surnoms de mon cru, qui je le crois raviront tout ardent défenseur de la Kalishnikov.

Momo la Mycose
Carlo la Croûte Verdâtre
Mack la Motte de Phlegme
Sacha le Sac à Vomi
Ted le Tampon
Billy le Bulot
Klint le Kleenex de Lupanar
Maurice la Mousse de Foie de Morue
Pete la Pellicule
Terry la Tourista
Paulo le Postillon
Hubert l'Huître
Maurice le Mucus
Ignace la Chiasse

Et pour que ces dames ne soient pas en reste :
Germaine la Gangrène
Nicole l'Arénicole
Sylvie la Syphilis
Zoé la Dent Cariée

Bon, ça devrait suffire à distraire pendant au moins six mois les amateurs d'actualités judiciaires.

vendredi 9 décembre 2011

Pauvr-o-rama

S'il y a un cliché journalistique tenace, c'est bien celui du reporter français qui débarque au USA et, how shocking, tombe sur des pauvres. Le Monde nous sert une ennième portion réchauffée de ce classique des sujets cul-cul, photo-reportage en prime.

Petite info à l'attention de l'ensemble des médias français : il y a bel et bien des pauvres en Amérique. Et ce depuis un petit moment. À New-York, au début du XXe siècle, le Lower-East-Side était truffé de taudis qu'on appelait les 'tenements'. John Steinbeck a été nobélisé en bonne partie pour The Grapes of Wrath, une oeuvre sur les migrants de la Grande Dépression. Il y avait des pauvres dans les années 40, 50, 60. Dans les années 70 et 80, les villes industrielles du MidWest ont été dévastées par la délocalisation et la mondialisation. Michael Moore a consacré un film au sort de Flint, Michigan (30 000 licenciés dans une ville de 150 000 habitants).

Si d'autres journalistes souhaitent péter en Amérique leur petite bulle de naïveté bourgeoise, pourquoi ne pas visiter la Californie, où des pauvres Latinos cuisinent les frites des fast-food où s'alimentent les pauvres Américains ? Wow, superposition de pauvretés ! Trop cool !

Mais attendez un moment... Il me semble que Le Monde est un peu serré, côté fric, non ? Le journal pourrait économiser sur les notes de frais en envoyant ses journalistes dans le 20e arrondissement de Paris. Un billet de métro, c'est moins cher qu'un billet d'avion. Une maman qui habite dans le 18e m'a raconté que l'école primaire fréquentée par sa fille n'a même pas assez d'argent pour remplacer ses chiottes cassées. Sinon, la SNCF fait de bons prix vers Roubaix, Vaulx-en-Velin, ou Calais. Voir ici pour quelques bonnes adresses de bidonvilles, et ici pour les parcs de mobil-homes.


Source photo : wikipedia.


Quoique, c'est toujours plus agréable de faire du tourisme. Alors autant sortir de la France. Pourquoi pas une série sur le sujet ? On pourrait commencer avec les itinérants montréalais qui, pour se protéger de l'hiver, s'installent pour la nuit dans les bacs à ordures. Ensuite, en plein coeur de Tokyo, on pourrait aller voir les clochards du parc Ueno. Et les Jineteros cubains qui gravitent autour des Villages-Vacances pour Européens, et qui font guide au noir des lieux de perdition de Santiago. Je suis certain que si on cherche un peu, on trouvera même des pauvres à Monaco. À Aspen, au Colorado. À Marbella, en Espagne. À Beverly Hills. Trop génial ! Je sens déjà l'odeur du Pulitzer.

Si vous souhaitez d'autres bons sujets d'article, n'hésitez pas à m'inviter au bistrot du coin. Vous ferez d'une pierre deux coups, puisqu'on risque d'y trouver, affairé à préparer omelettes mixtes et harengs à l'huile, un bon vieux chef pakistanais payé 9 euros de l'heure. Dans une ville où on loge à 8000 euros le mètre carré.

P.S. - c'est normal pour tout jeune journaliste de jouer à Tintin. Mais n'ayez crainte, en vieillissant ils finissent par rentrer dans les rangs et accomplir leur vraie mission sociale : coucher avec les politiciens (exemples ici et ici).

mercredi 7 décembre 2011

S&P tuera Sarkozy ?

Selon ce que rapportent quelques médias, Nicolas Sarkozy aurait déclaré "Si on perd le triple A, je suis mort". Ça ne va pas bien pour le Président, parce que les S&P et Moody's de ce monde continuent à faire pression sur la France et l'Europe.

Tout ceci me laisse perplexe. J'aimerais bien croire en l'objectivité des agences de notation. Mais quelque chose me dit qu'elles ne sont que le bras droit d'un autre truc. Leurs annonces sur le triple AAA de la France sont tellement fréquentes, tellement orchestrées. Elles tombent toujours à un moment "opportun". Un groupe de financiers spéculateurs ? L'arme d'une guerre des changes ? Un des rouages servant à contrôler la force de l'Euro ?

Source photo : wikipedia.

Conspiration à part, moi je ne souhaite pas que le Président se fasse seppuku pour une histoire de chiffres et de lettres. Qu'on l'aime ou non, Monsieur Sarkozy gouverne un État. C'est un boulot qui demande du courage, des convictions, de la vision, de la combativité, du flair, et un paquet d'autres talents rares. Ce rôle est réservé aux champions de la discipline politique. Et comme tout les champions, les chefs d'États sont à mes yeux des êtres fascinants, intéressants, et chargés d'expérience. Je ne me lasse jamais de Giscard, lorsqu'il passe à la télé. Alors je souhaite santé et longue vie à monsieur Sarkozy. Même si S&P devait quelque peu bousculer son plan de carrière.


Faire le ménage en France

À chaque élection, un tas de politiciens promettent de plus ou moins "faire le ménage". Mais bien peu d'entre eux livrent la marchandise. Alors toute ma gratitude va au maire de Paris, monsieur Bertrand Delanoë, qui en appuyant le projet Autolib' contribue à l'assainissement de la voie publique. Dès son premier jour, le service a expulsé de la circulation un de ces sales piétons qui ne regardent pas où ils vont et qui traversent quand c'est pas leur tour. C'est un pas dans la bonne direction.


Allemagne maudite

Alors que l'Allemagne fait de son mieux pour garder l'euro en vie, on commence à casser du sucre sur son dos. C'est classique, le salaire de la charité est l'injure. Le problème avec la charité, c'est que le bon geste a la fâcheuse habitude de ramener le désoeuvré à sa condition. Et personne n'aime à se rappeler qu'il patauge dans le caca.

L'Allemagne, dévastée deux fois en 100 ans, reste encore aujourd'hui la locomotive du continent. Il y a quelque chose d'admirable dans cette capacité du peuple allemand à retrousser ses manches. Berlin devrait lâcher l'affaire et laisser les flemmards à leur sort.


Additifs dans le lait

Tiens, le Japon offre une nouvelle boisson à base de lait et au bon goût de radioactivité. Fallait s'y attendre. Ce qui m'inquiète, c'est que c'est un produit Meiji. On ne parle pas d'une petite entreprise locale. On parle de Meiji Holdings, un géant de l'alimentaire qui fait du fromage, des glaces, des pizzas, des boissons sportives, etc. Et le lait en poudre, c'est pas comme les salsifis; y'en a partout dans l'industrie. Les sauces, les préparations pour pâtes, les bonbons... En plus, les Japonais sont de très grand fans de café au lait en cannette, et de boissons à base de lait comme le Calpis. Souhaitons que ce problème trouve sa solution.

lundi 5 décembre 2011

Le barbu et le néonazi

À l'approche d'élections en France, on nous sort les boutades sur "l'étranger". On nous fait peur avec une "montée de l'extrême-droite". On s'inquiète d'une tendance possible vers l'islam radical au Maghreb. En gros, on nous ressort les épouvantails habituels.

À force d'être répétées, les légendes sont souvent promues au rang de faits avérés dans la conscience populaire. Je vous conseille la lecture du texte Choisir ses peurs, de Mario Roy, éditorialiste au quotidien montréalais La Presse. Ça éclaire.

Ces chiffres en tête, on peut ensuite écouter les divers messages politiques relayés par les grands médias français. On le verra rapidement, certains politiciens basent leur campagne sur des bobards. Ceci dénote deux possibilités : ou bien ces politiciens sont mal informés, ou bien ils estiment le peuple assez idiot pour tout gober. Probablement un peu des deux.

Y'a-t-il assez de sièges à l'Assemblée Nationale pour y tolérer les ignares, ou ceux qui méprisent le peuple ?


Et un moustachu, en plus

L'Italie ne va pas trop bien, mais les marchés ont été rassurés par la formation d'un nouveau gouvernement et l'adoption de mesures d'austérité. Moi aussi, j'aimerais bien "positiver", affirmer que les nouveaux chefs seront moins brouillons que les anciens. Mais un petit doute s'est installé dans mon coeur, surtout depuis qu'un Canadien a été nommé secrétaire d'État à l'Agriculture... par erreur. À tout le moins, Francesco Braga a une bouille sympathique.

Graphique qui représente la répartition des sièges
à la Chambre des députés italienne.
Source photo : wikipedia.


vendredi 2 décembre 2011

Mon remède à la crise

Le Figaro nous apprend qu'un fonctionnaire trop honnête risque la prison à vie parce qu'il a refusé de trafiquer les données sur la dette de la Grèce. En somme, on l'accuse d'avoir précipité la crise en présentant les données réelles, au lieu d'une fiction plus optimiste.

Plus je regarde les nouvelles, plus j'ai l'impression que le monde économique se comporte comme un fumeur de crack en proie à un délire schizoïde...

Si la Grèce a maquillé ses chiffres, il est possible que d'autres État l'aient fait aussi. Et des banques. Et des grosses sociétés... Qui est propre, et qui est sale ? Qu'est-ce qui est réel ? Ça ressemble au dopage dans le sport ; les chiffres du chrono ne servent plus à rien. Il ne permettent plus de déterminer qui est le meilleur athlète. Il y a toujours un doute. Déjà que certaines banques prêteuses sont incapables de mesurer leur avoir et leurs dettes avec précision, imaginez pour un État.

Dans ce contexte, on peut se demander, la crise existe-t-elle ? Si, du fait de données maquillées, nous n'avons plus de contact avec la réalité, comment affirmer avec certitude que c'est la crise ? Il semble courant de trafiquer les courbes sur lesquelles s'appuieront d'autre courbes, elles aussi trafiquées, tout ça pour rosir le portrait. Pourquoi ne pas appliquer ces techniques comptables à toute la crise ?

On n'a qu'à dire qu'il n'y a pas de crise, et puis c'est réglé...

Bon, en attendant qu'on me donne mon prix Nobel d'économie, voici un petit tour d'horizon :


Y'a pas que le saucisson

Les gourmets seront heureux d'apprendre que deux tiers des foies gras d'oie français, ce délice si cher aux défenseurs du terroir, provienent en fait de la Hongrie. Bon, avant de monter aux barricades, faut se rappeler que y'a beaucoup moins de centrales nucléaires en Hongrie qu'en France. Donc sur le long terme, c'est peut-être mieux comme ça...

Source photo : wikipedia.


Fatigué du fromage

Je suis blasé du fromage. J'ai essayé les bactéries les plus étranges, les plus vivaces, de la flore fromagère française. J'aurais une petite envie d'exotisme. Ça tombe bien, car la Chine vient d'autoriser les pâtes à faible dose de staphylocoques dorés. Mais seulement de faibles doses ! Il faut quand même prendre son temps pour habituer les gens. Car comme nous le détaille wikipedia, un staphylocoque doré, ça peut être assez coriace quand on n'est pas habitué.


À la bonne franquette

Sérieusement, si vous avez le goût du risque, la Chine est une destination merveilleuse. Des avions de ligne (occidentaux) réparés à la sauvette, aux critères d'embauche douteux, en passant par la créativité de l'industrie alimentaire, l'Empire du milieu promet une vie pleine de rebondissements.


Et en dessert

Pour ceux qui ont eu la patience de me suivre jusqu'ici, je recommande absolument la lecture de ce splendide papier du Nouvel Obs. On nous explique pourquoi les démagogues sont invincibles. Et donc, pourquoi nous sommes condamnés à être gouvernés par eux. Vous savez, ceux qui nous disaient : "gêner la croissance serait catastrophique". Et qui maintenant nous disent : "toutes les données le confirment, nous sommes au bord de l'abîme".